Ethanol à base de paille de Riz (ou de blé)

Publié le par sibelius3333

Egypte : une fatwa anti-pollution interdit de brûler les pailles de riz
AFP - Lundi 5 novembre 2007
LE CAIRE (AFP) - Un décret religieux musulman, une fatwa, a été émis en Egypte pour interdire aux paysans de brûler les pailles de riz, une cause de l'extrême pollution qui sévit au Caire en cette saison.

Un organisme officiel lié au Grand Moufti, la Maison de la Fatwa d'Egypte, a condamné cette pratique qui depuis une dizaine d'années fait naître un nuage grisâtre, nocif et malodorant dans le ciel de la capitale égyptienne.

"Le Coran interdit de tels actes qui sont considérés comme une nuisance pour la société", précise la fatwa qui appele les autorités à intervenir pour que ces déchets soient éliminés de "manière propre et sûre".

Quelque 3 millions de tonnes de pailles de riz sont brûlées après les récoltes d'automne, sans aucun souci écologique, par les paysans du delta du Nil pour laisser le champ libre aux nouvelles plantations.

Les particules de suie se mêlent ainsi à d'autres composants polluants, notamment liés au trafic automobile, pour faire du Caire, où vivent 16 millions d'habitants, une des capitales les plus polluées du monde, avec Pékin et Mexico.

"Nous avons en ce moment des pics de 540 microgrammes/m3 de particules fines polluantes, c'est trois fois plus que le plafond autorisé officiellement et dix fois plus que celui de l'OMS!", l'Organisation mondiale de la santé, affirme à l'AFP Magdi Abdel Wahad, chef du département météo de l'Université du Caire.

Si le blé est à la base de l'alimentation européenne, le maïs celle de l'Amérique du Sud, le riz est celle de l' Asie. Cette plante fut cultivée pour la première fois en Inde. Sa culture a été importée autour de la Méditerranée par les Arabes, d'abord en Egypte, puis en Espagne et dans les Balkans, et enfin en France vers la fin du XIIIe siècle.

Il est souvent cultivé en rizières, c'est-à-dire dans un sol aménagé pour être parfaitement horizontal et qui est ensuite inondé. En Europe et en Asie il est repiqué pour une production plus importante. Le riz brut, ou riz paddy, est d'abord débarrassé de son enveloppe pour obtenir le riz cargo. Celui-ci est ensuite blanchi, ou poli, parfois même glacé.
Très riche en amidon, il a une grande valeur alimentaire, mais il contient peu de vitamines. Il faut le compléter avec d'autres aliments. Sa farine ne convient pas du tout à la panification.
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Union africaine: la crise alimentaire au menu d'une rencontre à Charm el-Cheikh
 
19:16 | 27/ 06/ 2008
Version imprimée

LE CAIRE, 27 juin - RIA Novosti. La crise alimentaire mondiale et les conflits régionaux sont au centre d'une rencontre des ministres des Affaires étrangères de l'Union africaine (UE) qui s'est ouverte vendredi dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh.

La réunion se tient dans le cadre des préparatifs du sommet africain qui débute lundi dans cette station balnéaire située sur la mer Rouge.

Trente-trois des 53 Etats africains figurent sur la liste des pays les plus pauvres et les moins développés sur le plan économiques. De ce fait, ils sont les plus vulnérables face aux répercussions négatives de la flambée des prix alimentaires observée à l'échelle mondiale, indiquent les médias africains.

200 millions Africains sont sous-alimentés, selon un rapport du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies. En outre, la hausse des prix des produits alimentaires met en péril la stabilité politique du continent entraînant des troubles sociaux dans certains pays africains.

L'augmentation des prix alimentaires en moyenne de 50% ces deux dernières années nécessite l'adoption de mesures urgentes à court et à long terme, a pour sa part déclaré le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping.

"Il est nécessaire d'augmenter l'aide humanitaire, de lever les restrictions frappant les livraisons de produits alimentaires et d'adopter une série de mesures soutenant le secteur agricole en Afrique", a-t-il indiqué.

L'Egypte, pays organisateur de la rencontre ministérielle, a de son côté avancé plusieurs initiatives en ce sens. Il a notamment proposé de renoncer à fabriquer du carburant à partir de produits agricoles.

L'Egypte invite également à augmenter considérablement la production agricole en Afrique qui est à même de satisfaire complètement ses besoins alimentaires.

Les ministres ont également discuté des problèmes "aigus" du continent dont la lutte contre la pauvreté et les épidémies, les droits de l'homme, l'enseignement, la santé et le règlement des conflits régionaux.

http://www.fr.rian.ru/world/20080627/112427251.html (Novosti)

La Russie pourra-t-elle produire des biocarburants?

Alors que l'on avance inexorablement vers la fin des combustibles fossiles traditionnels, l'académicien Vladimir Debabov s'interroge sur les possibilités qu'a la Russie de leur substituer des sources d'énergie renouvelables, en l'occurrence des agro-carburants. Son point de vue, exprimé dans la revue Biotechnologuia, a été repris par le site informnauka.ru.


Les hydrocarbures fossiles n'offrent pas des réserves inépuisables. De plus, leur combustion nuit à l'environnement. Le pétrole peut, techniquement, être remplacé par un agro-carburant (appelé aussi bio-carburant), réalisé à partir de matières premières oléagineuses. Selon Vladimir Debabov, membre correspondant de l'Académie des sciences russe et membre de l'Académie russe des sciences agricoles, la Russie pourra demeurer une grande puissance énergétique, même après l'extinction de ses réserves d'énergie fossile, si elle parvient à maîtriser la production de carburant à partir de la lignocellulose.

On utilise dès à présent comme carburant le bioéthanol et le biodiesel. Le bioéthanol est un alcool éthylique anhydre obtenu grâce à la fermentation de sucres par des microorganismes. On peut utiliser comme matière première, pour ce faire, la saccharose provenant de la canne à sucre, de la betterave sucrière ou du sorgo sucrier, ou encore le glucose obtenu par saccharification de l'amidon issu essentiellement du maïs ou des graminées. Si l'on ajoute 15% d'éthanol à de l'essence, son indice d'octane s'élève, et la quantité de rejets nocifs diminue. Et l'on n'a pas besoin, à ce niveau, de modifier les moteurs. En apportant des modifications aux moteurs, on peut ajouter au carburant automobile des quantités plus importantes d'éthanol, et même de l'alcool pur. Les principaux producteurs de bioéthanol sont le Brésil et les Etats-Unis. La Russie se situe au 6e rang mondial.


Le carburant diesel est constitué par des éthers complexes d'acides gras et d'alcools de faible poids moléculaire. On peut utiliser comme matières premières, pour le biodiesel, des graisses (le plus souvent des huiles végétales - colza, soja, palme), et l'alcool méthylique, que l'on obtient par oxydation du méthane naturel. Les caractéristiques du biodiesel sont très proches de celles du carburant diesel obtenu à partir du pétrole.

Aujourd'hui, la principale source de matières premières utilisée pour fabriquer des agro-carburants est constituée par les produits alimentaires, ce qui a déjà entraîné la hausse du coût de ces derniers. La solution pourrait être de recourir à des matières premières non alimentaires. Ainsi, le bioéthanol peut être obtenu à partir de la lignocellulose, le matériau constituant les parois des cellules végétales. Peuvent servir de matière première, dans ce cas de figure, les déchets de bois, la paille, l'herbe, les fanes, les tiges de maïs et autres déchets. Aux Etats-Unis et dans certains autres pays, il existe déjà des usines de transformation de la lignocellulose, mais cette technologie est loin d'être parfaitement au point. Du carburant pour les moteurs peut aussi être obtenu à partir des algues, qui sont potentiellement capables de produire davantage d'énergie à l'hectare que le soja ou le colza.


Outre l'éthanol et le biodiesel, il existe d'autres postulants au rôle d'agro-carburants du futur. Citons le butanol, que l'on peut tirer par fermentation de la biomasse végétale saccharifiée, le 2,5-diméthylfurane (DMF), obtenu à partir du fructose et de l'hydrogène, et le gaz de synthèse, composé d'oxyde de carbone (CO) et d'hydrogène. Ce gaz de synthèse peut être produit à partir du bois des conifères, difficilement convertible en sucre.


La Russie possède des atouts exceptionnels pour développer une industrie des agro-carburants. Elle possède 10% des terres cultivables de la planète, alors même qu'elle ne représente que 2,4% de la population mondiale. Et son territoire concentre environ le quart des réserves forestières mondiales. Mais pour se concrétiser, ces potentialités requièrent d'énormes efforts et le soutien de l'Etat. Plus même que d'un soutien de l'Etat, il faudrait qu'il s'agisse d'une véritable volonté de celui-ci, sous forme d'un programme à long terme et de puissantes aides financières.


Le retard de l'agriculture, et en premier lieu son faible rendement, demeure un frein au développement d'une industrie des agro-carburants en Russie. Si elle veut satisfaire ses besoins alimentaires et fourragers, la Russie devra rapidement doubler sa production de céréales et la porter à 140 millions de tonnes par an. Ces objectifs très ambitieux devraient être atteints en lançant un programme national de renaissance de l'agriculture dans les régions centrales du pays, en s'inspirant un peu de ce qui avait été fait du temps de l'URSS avec la conquête des terres vierges.


Cette intensification de l'agriculture doit s'accompagner de la création de grandes entreprises permettant une transformation complexe de la matière première agricole en agro-carburant. La presse russe a fait état ces deux ou trois dernières années de plusieurs projets en ce sens, mais aucune usine ne fonctionne pour l'instant. Il n'existe du reste même pas de base législative en Russie pour l'utilisation des agro-carburants. La question des taxes, notamment, n'est pas claire, car le mélange essence-alcool tombe, formellement, sous l'appellation de mélange alcoolique.


Selon Vladimir Debabov, la Russie pourra demeurer une grande puissance énergétique même dans l'ère post-pétrole, si elle parvient à maîtriser la production de carburant à partir de la lignocellulose. Il n'est pas trop tard pour qu'elle s'engage dans la course mondiale à la création d'une économie sur la base de ressources renouvelables. Mais son potentiel scientifique et technique actuel est nettement insuffisant pour parvenir à un tel objectif, d'autant plus que les forces sont éparpillées dans différents instituts. Peut-être serait-il temps pour la Russie de créer de nouveaux organismes de recherche dotés d'une solide base expérimentale. C'est tout de même son économie de demain qui est en jeu.


http://www.fr.rian.ru/science/20080621/111527212.html

 
Renoncer à la dictature du pétrole au nom de la sécurité énergétique (expert)
10:49 | 31/ 01/ 2008
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LONDRES, 31 janvier - RIA Novosti. La sécurité énergétique mondiale implique que le pétrole perde son statut de ressource stratégique, estime Gal Luft, expert et directeur de l'Institut américain d'analyse pour la sécurité globale.


"Le pétrole doit cesser d'être une ressource stratégique déterminant la structure de l'économie mondiale, et devenir une ressource naturelle parmi les autres", a-t-il indiqué mercredi au cours d'une conférence prononcée devant le parlement britannique.


M. Luft a pris l'exemple du sel, qui jadis constituait une ressource stratégique en raison de son importance pour la conservation des aliments, la production d'argent et d'autres sphères vitales, et qui est désormais devenu un produit de consommation courante.

"Pourquoi les Etats-Unis et l'Europe ne produisent-ils que des automobiles fonctionnant au carburant hydrocarboné?", a interrogé l'expert, avant de prendre l'exemple du Brésil, où presque 80% des automobiles fonctionnent grâce à d'autres types de carburant.

"Nous devons fabriquer des automobiles permettant aux propriétaires de choisir entre l'essence, et des hydrocarbures tels que l'éthane, le méthane et le butane", a-t-il affirmé.

M. Luft a rappelé que ces hydrocarbures pouvaient être produits à base de déchets végétaux, de canne à sucre et d'autres produits agricoles, cultivés dans de nombreux pays chauds, ce qui a également l'avantage de contribuer à la lutte contre les émissions de gaz carbonique.


"Certains pays d'Asie, d'Amérique latine et d'Afrique sont prêts à participer à un tel projet. Tout est en place afin de permettre à l'Occident de réorienter sa politique énergétique en délaissant le Moyen-Orient et la Russie au profit des économies émergentes", a-t-il fait remarquer.


Selon lui, une telle démarche pourrait devenir l'un des principaux axes de la politique étrangère des pays occidentaux, en permettant d'améliorer le niveau de vie des pays émergents et d'en faire des maillons stratégiques du système de sécurité énergétique à long terme.


M. Luft a en outre affirmé que les compagnies pétrolières européennes et américaines ne seraient pas affectées par cette nouvelle orientation, celles-ci ne contrôlant que 8% des ressources mondiales.


"La plupart des ressources pétrolières sont concentrées entre les mains de pays tels que l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Irak, le Venezuela et la Russie, où elles sont nationalisées et sont placées sous le contrôle de l'Etat. Les gouvernements de ces pays ne souhaitent pas uniquement faire du profit, ils ont également en tête des intérêts géopolitiques et idéologiques", a souligné l'expert.


Selon lui, le prix du pétrole restera élevé à l'avenir, car les pays de l'OPEP ne souhaitent pas augmenter la production, et amassent les fortunes colossales en profitant de la conjoncture du marché pétrolier.

 



http://www.fr.rian.ru/world/20080131/98067258.html


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Biocarburants: trouver des sources non alimentaires (Zoubkov)
14:46 | 07/ 06/ 2009
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SAINT-PETERSBOURG, 7 juin - RIA Novosti. Compte tenu de la situation actuelle dans le monde, il ne serait pas raisonnable de produire des biocarburants à partir des sources alimentaires, a déclaré dimanche à Saint-Pétersbourg le premier vice-premier ministre russe Viktor Zoubkov.
"Alors qu'un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde, nous n'entendons pas produire de l'énergie des sources alimentaires", a indiqué M.Zoubkov lors d'une conférence de presse à l'issue du Forum céréalier mondial.

Quoi qu'il en soit, la science russe est prête à travailler pour produire des biocarburants à partir des sources non alimentaire, a-t-il dit.

Toutefois, la Russie a suffisamment de combustibles traditionnels, tels que le pétrole et le gaz, a conclu M.Zoubkov.

Medvedev: les céréales ne sont pas destinées à la production du biocarburant
16:31 | 06/ 06/ 2009
Version imprimée

SAINT-PETERSBOURG, 6 juin - RIA Novosti. La Russie se prononce pour le passage de tout le monde lors de la production du biocarburant aux autres matières premières non comestibles, a déclaré samedi le président russe Dmitri Medvedev en marge du Forum céréalier mondial de Saint-Pétersbourg.


"Nous prônons la production du biocarburant à la base d'autres produits, des matières premières non comestibles", a fait savoir M.Medvedev, expliquant que la brusque augmentation des prix pour les céréales s'explique notamment par la production du biocarburant à sa base.


"Les progrès dans la bioénergétique ne doivent pas devenir la cause du déficit croissant de céréales pour des buts alimentaires", a souligné M.Medvedev.

 


http://fr.rian.ru/world/20090606/121895232.html

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De la paille de riz pour faire tourner votre moteur, c’est l’idée du ministère japonais de l’Agriculture.

T
okyo
«Nous disposons déjà des technologies pour fabriquer de l’éthanol (biocarburant, ndr) à partir de pailles de riz, mais nous n’avons réussi à le faire qu’en laboratoire», a expliqué Eiichiro Kitamura le responsable du projet.

L’éthanol est actuellement produit à partir de plantes sucrières comme la betterave et la canne à sucre ou de maïs. Mais ce biocarburant conduit à
faire grimper les prix des aliments de base, aggravant la famine dans les pays pauvres. «Si nous pouvons fabriquer des biocarburants à partir des parties non comestibles des récoltes, alors les marchés des biocarburants et des produits alimentaires n'entreraient pas en concurrence», a espéré le scientifique.

Des procédés pour fabriquer du bioéthanol à partir de déchets végétaux existent déjà ailleurs dans le monde. Une société canadienne,
Iogen, a ainsi inventé un procédé pour produire du carburant à partir de paille de blé. veut en effet produire du biocarburant à partir des parties non comestibles du riz, afin d’éviter que les prix de la céréale augmentent.
http://www.iogen.ca/  (Iogen is a world leading biotechnology firm specializing in cellulosic ethanol - a fully renewable, advanced biofuel that can be used in today's cars. Iogen also develops, manufactures and markets enzymes used to modify and improve the processing of natural fibres within the textile, animal feed, and pulp and paper industries.)
 
http://library.wur.nl/way/catalogue/documents/Sahel/RAP25/RAP25A.HTM   ( Utilisation de la fane de niébé ( Vigna unguiculata) et du tourteau de coton comme suppléments de la paille de riz (Oryza sativa) par des taurillons )
 


Résumé : La paille de riz est le seul aliment de bétail disponible en quantité suffisante à l'Office du Niger. Sa faible valeur nutritive a conduit à mener des expériences pour améliorer le niveau d'ingestion volontaire et les valeurs énergétiques et azotées. Les techniques ont été des actions directes ou des actions indirectes. Les résultats ont permis de vulgariser une ration de base pour les boeufs de labour.

Introduction : L'intensification de l'exploitation des terres agricoles est un maillon très important de la politique nationale d'autosuffisance alimentaire. La mise en culture des terres d'une façon générale et particulièrement celle à riz est assurée essentiellement par des boeufs de labour; la motorisation est peu développée et la culture à la main moins adaptée. Il est alors nécessaire d'étudier tous les éléments du système de production agricole pour les améliorer et augmenter la production et la productivité. C'est dans ce cadre que se situe l'alimentation des boeufs de labour-objet de la présente communication.

L'office du Niger - caractéristiques techniques et potentialité

L'Office du Niger est situé au centre du Mali dans la zone sahélienne en partie occidentale du Delta Central Nigerien. Il est l'un des premiers complexes agro-industriels du pays à assurer la couverture des besoins alimentaire de la population.

Il est caractérisé sur le plan hydraulique par la maîtrise d'eau du fleuve Niger permettant la mise en valeur par irrigation gravitaire de vastes terres agricoles. A partir du barrage de Markala, sur le fleuve, les eaux sont conduites par des canaux adducteurs dans deux marigots. Ces marigots endigués permettent de retenir suffisamment d'eau avec une potentialité en terres irrigables de 960,000 ha.

Les aménagements couvrent actuellement une superficie de 55,000 ha dont 45,000 sont exploités en riziculture. Ces 45,000 ha sont repartis entre 150 villages totalisant 114,000 habitants dont 72,300 travailleurs actifs (hommes et femmes âgés de 15 à 55 ans).

Le cheptel bovin est estimé à 25,000 boeufs de labour et 50,000 animaux d'élevage.

Statut et mission

L'Office du Niger est un établissement public à caractère industriel et commercial. Il est orienté par un Conseil d'administration et dirigé par une Direction Générale comprenant plusieurs services spécialistes. Il a pour mission:

 

· la gérance des terres
· la fourniture de l'eaux aux exploitants agricoles
· la vulgarisation et le conseil à la gestion en direction des exploitants.

Problématique de l'Alimentation des Bovins

L'acuité du déficit alimentaire des animaux se ressent à divers degrés sur l'ensemble du pays et particulièrement en saison sèche. Cette différence est liée à des facteurs souvent combinés qui sont:

 

· le mode d'élevage (transhumant, nomade ou sédentaire)

· le potentiel pastoral du milieu

· le niveau de production des animaux.

En zone soudanienne la période sèche se caractérise par l'existence d'une importante biomasse de paille de brousse à qualité médiocre, d'assez riches pâturages aériens, et de jeunes repousses de graminées après les brûlis.

L'utilisation des sous-produits agro-industriels comme supplément à ces trois ressources naturelles permet de maintenir le niveau de production animale à un niveau acceptable.

En zone sahélienne il faut distinguer deux sous-zones: la sous-zone sèche et la sous-zone irriguée qui est celle de l'Office du Niger.

Dans la sous-zone sèche sont pratiquées les cultures pluviales: mil, mais, sorgho, arachide etc. Les pailles de brousse sont en quantité moins importante qu'en zone soudanienne mais de meilleure qualité. Les sous-produits agro-industriels sont rares et la supplémentation alimentaire très faible. La pratique de la grande transhumance vers les pâturages de décrue, les bourgouttières, permet de résoudre le problème d'alimentation et de faire survivre les animaux.

Cas de l'Office du Niger

Dans la sous-zone irriguée, celle de l'Office du Niger où se pratique la riziculture, la seule et unique source de pâturages naturels est constituée de paille de riz. L'aménagement des terres à fait disparaître les pâturages aériens et les graminées naturelles sont très rares. Ces chaumes de riz en quantité abondante à la fin des récoltes de décembre à février sont entièrement pâturés, ramassés ou brûlés avant le début de la campagne agricole (avril-mai).

L'utilisation des sous-produits agro-industriels existants dans la zone, mélasse de canne, son et farine de riz, est limitée pour différentes raisons:

 

· difficulté de conditionnement et coût de transport très élevé de la mélasse,
· demande très forte en son et farine de riz pendant une période relativement courte de l'année.

La zone rizicole, très humide, est par excellence une zone de propagation des parasites gastro-intestinaux qui viennent se greffer sur des animaux déjà sous-alimentés qui finissent au mieux par la cachexie.

La campagne agricole débute en pleine saison sèche (avril-mai) et les boeufs de trait assurent plus de 90% des labours. Ce bétail commence les travaux dans un état physiologique lamentable avec pour conséquence: fatigue précoce, lenteur dans le travail entraînant un retard dans l'exécution du calendrier agricole. De tout cela découle un rendement agricole faible avec une baisse de la production et de la productivité. Certains boeufs de labour reçoivent de la part de leur propriétaire un apport alimentaire qui n'est malheureusement pas toujours en rapport avec l'effort demandé.

Production de paille de riz

La quantité de paille produite est estimée à partir des différentes études relatives au rapport Grain/Paille (Traore et Stolzemburg 1971; Bastiaansen et al. 1984). Ce rapport se situe à 0.8 environ. Les bilans des trois dernières campagnes agricoles de l'Office du Niger permettent d'estimer les quantités suivantes en paille:

Tableau 1. Production de paille de riz

Campagne

Superficies (ha)

Production paddy (t)

Production paille (t)

1986-1987

41,245

90,495

113,119

1987-1988

43,504

99,920

124,900

1988-1989

46,470

106,392

132,990

La politique actuelle de réaménagement des terres et l'utilisation de variétés de riz à paille courte plus productive autorisent à retenir un minimum de production de 133,000 t de paille pour les années à venir.

Disponibilité en paille pour l'alimentation

Le riz est entièrement fauché à la main. La hauteur de fauche est variable suivant les variétés et les faucheurs. Environ 30% de la paille est fauchée avec les épis et cette quantité, soit environ 40.000 tonnes, est consommée directement au champ ou à l'auge.

Les éteules représentent 70% de la production soit 93,000 t. Le tiers de ces éteules, 33,000, est pâturé par les animaux et les 2/3 sont piétinés ou brûlés.

Le disponible total en paille de riz pour l'alimentation se ramène à 73,000.

Valeur nutritive de la paille

Les analyses bromatologiques de la paille de riz indiquent une valeur nutritive faible:

Matière sèche

95%

Matière azotée digestible (bovin)

0 g

Unité fourragère (bovine)

0.35

Le niveau d'ingestion et la digestibilité sont bas (Kassambara et al. 1986); 1.3 à 1.8 kg de matière sèche volontairement ingérée par 100 kg de poids vif; coefficient d'utilisation digestive 0.44.

Contraintes d'utilisation au niveau du paysan

La paille est en général transportée par des charrettes asines et stockée en vrac dans les cours d'habitation. Les quantités ainsi réservées sont limitées par:

 

· l'insuffisance des moyens de transport: 5000 charrettes pour 10.000 familles,
· le conditionnement et le volume de la paille ne permettent pas d'avoir un tonnage important.

Les tentatives de conditionnement par des presses manuelles n'ont pas donné de résultats satisfaisants et les tests d'amélioration sont en cours en même temps que les essais sur les botteleuses motorisées.

La Paille de Riz dans l'Alimentation des Bovins

La paille de riz nature est essentiellement un aliment de lest; sa grande disponibilité en fait la ration de base des boeufs de trait.

L'Office du Niger et la Station d'Elevage et Recherches Zootechniques du Sahel-Niono, conscients des problèmes d'élevage des boeufs de labour en zone irriguée, ont collaboré étroitement pour la valorisation de la paille de riz.

Différents thèmes de recherche ont été abordés pour augmenter le niveau d'ingestion et/ou améliorer la valeur nutritive de cette paille, et les résultats obtenus ont permis de mettre à la disposition des paysans différentes rations de base qui ont évolué dans le temps:

 

· paille de riz mélassée jusuqu'en 1985
· paille de riz traitée à l'urée de 1986 à 1988
· paille de riz simple avec bloc mélasse-urée à partir de 1989.

Paille traitée à l'urée et bloc mélasse-urée

La dernière expérience menée en 1988 pour augmenter le niveau d'ingestion et la valeur nutritive de cet aliment de base (Traoré 1988) dont les résultats sont ici communiqués est basée sur différentes techniques d'amélioration sont des actions directes ou indirectes sur la paille:

 

· Actions directe en modifiant la structure physique de la paille par un traitement à l'urée sous forme d'ensilage;

· Action indirecte par modification de l'activité microbienne du rumen en apportant soit de l'azote soit des glucides directement assimilables par la microflore ou les deux éléments en même temps: urée, mélasse de canne.

Hypothèses

 

· La ration de base vulgarisée jusqu'en 1988 est la paille de riz traitée à l'urée et distribuée fraîche aux animaux. Le rythme du traitement, tous les 10-12 jours est fastidieux et les paysans s'y adonnent peu.

· La paille traitée, séchée et stockée en une seule opération peut être envisagée si cette technique n'altère pas de beaucoup la valeur azotée.

· Le bloc mélasse-urée apportant de l'azote et de l'énergie en même temps peut améliorer la valeur alimentaire de la paille.

Protocole

Trois lots de 8 animaux correspondant à 3 régimes alimentaires ont été constitués:

Régime I :

Paille traitée à 3% d'urée distribuée fraîche

Régime II :

Paille traitée à 3% d'urée distribuée sèche

Régime III:

Paille non traitée plus bloc mélasse-urée ad lib.

Les régimes ont en commun 1 kg de son, 1 kg de farine de riz par tête et par jour et des pierres à lécher.

Les observations ont porté sur les consommations d'aliments et l'évolution pondérale des animaux.

Résultats : Le régime à base de paille de riz simple plus bloc mélasse-urée a donné les meilleurs résultats. Il est vulgarisée depuis deux ans au niveau des paysans de l'Office du Niger.


Tableau 2. Résultats comparatifs des régimes

Régime

Paille traitée fraîche

Paille traitée séchée

Paille simple:
plus melure

Gain moyen quotidien (kg)

0.357

0.265

0.482

Matière sèche ingérée 100 kg/poids inf

2.21

2.88

3.11

Ration totale (kg) Energie/jour/tête (U.F)

3.52

3.80

4.14

Coût/kg gain (F CFA)

230

273

222

 

Les voies d'utilisation maximale de la paille de riz sont largement ouvertes. Les recherches pour améliorer sa valeur nutritive ont abouti à augmenter le niveau d'ingestion volontaire et à changer ses apports énergétiques et azotés; son conditionnement est à l'étude. Elle sera certainement un sous-produit agricole de valeur qui ne méritera plus le feu dans quelques années. Depuis 2 à 3 campagnes agricoles, la paille bottelée très recherchée est achetée par les paysans à un prix qui approche celui du son et farine de riz. Les perspectives de son utilisation dans les programmes d'amélioration de la production laitière et de l'embouche bovine paysanne renforceront sa valeur marchande et la paille de riz sera vendue comme le paddy par son producteur.

Rice straw is the only animal feedstuff available in sufficient quantity in the Office du Niger. Its low nutritive value led us to conduct experiments to improve the level of voluntary food intake and the energy and protein levels. Direct and indirect techniques were used, and from the results a basal ration formulated for draught oxen
(ref ...)

ConclusionAbstract
http://www.unctad.org/infocomm/francais/riz/utilisat.htm  (infocomm - information de marché dans les produits de base) (CNUCED)

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http://www.unctad.org/infocomm/francais/riz/utilisat.htm

SECTEURS D'UTILISATION



Contrairement aux autres céréales, le riz est uniquement produit pour l'alimentation humaine ; le riz ne sert pas à nourrir le bétail. Seule la paille de riz (sous certaines conditions) est utilisée en partie pour l'alimentation de bétail.


Le schéma ci-dessous représente les différentes utilisations du riz et de ses dérivés.

Paddy (riz éclaté à la chaleur) (riz sierra)

Riz étuvé (riz battu, écaillé, gâteaux fermentés (idli, dosai)

Riz Cargo (riz à cuisson rapide)

Brisures (adjuvent de la bière)

Riz usiné humide (gâteaux, pates alimentaires laminées ou tréfilées, papier de riz, emballage)

Riz usiné (riz enrichi, riz précuit et riz à cuisson rapide, riz gonflé)

Farine de mouture sèche (pain, gâteaux, biscuits (senbai, arare), petits pains, quenelles)

Amidon de riz (stabilisant alimentaire, pâtes alimentaires, comprimés)

Riz cuit (angarak,  gâteaux mochi, riz en conserve, "congee, mirin et miso", vinaigre, saké.

Riz gonflé et riz cuit avec extrusion : ( préparations antidiarrhéiques, préparations pour nourrissons, préparations pour petits-déjeuners, en-cas (okoshi) )

Source : Juliano et Hicks, 1990
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Les industries qui utilisent le riz sont en premier lieu les indutries alimentaires dont la brasserie, la patisserie et la distillerie, ainsi que l'industrie pharmaceutique.

Nom scientifique : Oryza sativa.
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